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Quelques violences dans la communication…

Quelques violences dans la communication…

Quelques violences dans la communication…

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Bien souvent, nous sommes violents à divers degrés dans notre communication.
Parfois volontairement… souvent de façon moins évidente tant pour l’émetteur que pour le récepteur du message, par habitude de tournures de langage.

Prenons un exemple.
Imaginons une rencontre entre le commercial d’une ESN et un développeur qu’il suivrait.
Le commercial pourrait tenir les propos suivants :
« Ecoute, tu sais que je t’apprécie, mais… j’ai le sentiment que ce que tu racontes est faux. Me dire que les autres développeurs à qui je trouve des missions sont mieux considérés que toi, sans même penser à te remettre en question, c’est un peu fort, tu es gonflé comme gars ! C’est mon rôle, je suis obligé de te faire remarquer ce qui m’a été signalé à ton sujet. Alors oui, on a bien dit qu’après cette mission, si tu y fais tes preuves, je t’en trouverai une dans un domaine qui te plaît plus. Mais au train où vont les choses, je t’assure que ce n’est pas pour demain ! Tu vas devoir me prouver que tu es meilleur qu’un junior !  »

A la première lecture nous percevons bien que le commercial parle au développeur non d’adulte à adulte mais qu’il s’adresse à lui comme il pourrait le faire à un enfant qu’il réprimanderait.
L’idée n’est pas de savoir qui des deux a raison ou tort sur le fond, mais de s’intéresser à la forme. Chaque partie de phrase comporte des obstacles à une communication respectueuse et non violente.

Si l’on s’intéresse à chaque élément de ce texte, nous constatons les pièges de communication suivants:
Ecoute: Ordre donné
Tu sais que je t’apprécie: Lecture de pensée; le développeur le sait-il ?
Mais…: Dualité. On peut apprécier quelqu’un ET ne pas être d’accord avec lui. La conjonction MAIS, dans ce contexte, balaie totalement le propos précédent
J’ai le sentiment que: Interprétation, expression d’une impression et non rapport factuel d’une situation
Ce que tu racontes est faux: Associé au sentiment, cela prend valeur de jugement
Sans même penser à te remettre en question : Culpabilisation
C’est un peu fort: Reproche
Tu es gonflé comme gars: Etiquette (tu es un gars gonflé aux yeux de tous)
C’est mon rôle, je suis obligé de…: Déni de responsabilité
Si tu y fais tes preuves, je t’en trouverai une dans un domaine qui te correspond plus: Promesse de récompense sous couvert de menace (Si…)
Mais au train où vont les choses, je t’assure que ce n’est pas pour demain : Punition
Tu vas devoir me prouver : Nouvel ordre
Que tu es meilleur qu’un junior: Comparaison des compétences et non reconnaissance des existantes

Les termes en italique sont autant de violences faites, certainement involontairement, au développeur de l’histoire.
Nous verrons dans le Blog de mai 2017 quelle aurait pu être la manière de s’exprimer du commercial afin de faire passer le même message sur un mode non violent.

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